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Adopter un enfant

Par Usha Parent, psychanalyste et coach.
Quand on souhaite adopter un enfant, beaucoup de questions viennent à l’esprit mais beaucoup d’inquiétude aussi.

Pour que la vie avec l’enfant qu’on aura adopté se passe relativement bien pour lui et pour les parents adoptifs, il pourrait être utile de se questionner de façon profonde.
Enfant adopté
Se questionner sans tabou sur son choix d’adopter et sur ce que l’enfant que l’on va accueillir pourrait éventuellement ressentir.

Quelques questions types sur l'adoption:

  • Pourquoi souhaite-t-on adopter ? 
  • Est-ce parce que l’on veut combler un manque ? Sauver un enfant de sa misérable condition ? 
  • Éviter toutes les peurs liées à la grossesse ? 
  • Être certain qu’on aura un enfant en bonne santé ? 
  • Pense-t-on que c’est plus facile d’élever un enfant qui n’est pas vraiment de notre chair, qu’on pourra plus facilement s’en débarrasser parce que ce n’est pas vraiment le sien ? 
  • Etc. 
Toutes ces questions peuvent paraître dures, elles sont pourtant nécessaires pour pouvoir avancer avec authenticité dans cette aventure qui peut se révéler merveilleuse ou désastreuse que ce soit pour les parents adoptants ou l’enfant adopté.

Du point de vue de l'enfant adopté...

De son côté l’enfant qui sera choisi pour venir combler le désir d’être parent, sera en proie à de nombreuses questions et ressentis, être attentif à ses comportements dès son arrivée au sein du nouveau foyer, tout en lui permettant de pouvoir communiquer sur ses ressentis sans jugement augurera d’une base saine pour débuter la relation parent-enfant.

Parmi les ressentis du côté de l’enfant, certains seront conscients et seront clairs mais beaucoup d’autres seront inconscients et pourront se traduire par des comportements inexpliqués douloureux pour l’enfant et les parents, tels que des fugues, de la révolte, des conduites dangereuses, des tentatives de suicide, voire le suicide, de l’autodestruction, du repli sur soi, de la dépression, de l’angoisse, des crises de colère marquant l’incompréhension, l’impuissance et la tristesse face à cette situation subie par l’enfant, car oui tout comme nous tous il n’a pas demandé à venir au monde, ni à être abandonné par ses parents biologiques.

Dans ce cadre d’abandon au sens propre, beaucoup de questions et sentiments jailliront dans l’esprit de l’enfant tels qu’un sentiment d’injustice d’avoir été abandonné, un sentiment d’insécurité permanent « on m’a déjà abandonné une fois pourquoi pas encore une autre… » Le sentiment de ne pas être aimable « si même mes parents biologiques n’ont pas su ou voulu m’aimer, qui le pourra? ».

Un sentiment de culpabilité face à un sentiment d’incompréhension de devoir être reconnaissant d’avoir été adopté alors qu’à l’intérieur on ressent une grande souffrance d’avoir été adopté.

Une recherche permanente à des questions comme « j’ai dû faire quelque chose de mal pour qu’ils m’abandonnent », « si j’avais été un beau bébé, gentil(le) ils ne m’auraient sûrement pas abandonné », « peut-être qu’ils me laissent là et que bientôt ils viendront me rechercher… ».

Cette attente souvent inconsciente, empreinte d’une profonde tristesse, pleine d’espoir et de croyance qu’en effet, un jour, les parents biologiques se rendront compte combien leur enfant précédemment abandonné leur manque, combien ils regrettent leur geste, qu’ils demanderont pardon et viendront rechercher leur enfant peut s’exprimer sous forme d’un repli sur soi, d’une dépression latente, de colère, angoisse, etc.

Parfois ce geste salvateur arrive: après de longues recherches, les parents biologiques peuvent être retrouvés par leur enfant, ou vice et versa. Quand ce geste n’arrive pas et qu’il est surtout synonyme d’une intense et permanente souffrance, consulter pourra être le geste salvateur et libérateur qui permettra de mettre des mots sur ce qu’on ressent, de comprendre d’où vient cette profonde tristesse, mélancolie, colère… de retrouver son histoire, sa propre histoire, d’accepter les faits, de pouvoir réellement vivre sa vie et arriver à tourner ce drame en une opportunité de vivre dans d’autres conditions, près de d’autres gens, un autre pays, une autre culture…

Parfois, être adopté peut avoir été pire que de ne pas avoir été adopté. Cela doit être le cas pour les enfants adoptés, déjà victimes d’être orphelins, qui pourront être aussi victimes d’abus sexuels, de maltraitance et de toutes sortes de violence de la part de leur parent adoptant. Il sera bien plus difficile voire impossible de voir dans ce parcours un bienfait plutôt qu’un calvaire, une punition divine ou autre…

Aller plus loin sur le sujet de l'adoption:

Pour aller plus loin dans la réflexion je vous propose l’ouvrage de Diane Drory et Colette Frère « Le complexe de Moïse : Regards croisés sur l’adoption. Editeur Albin Michel » ou de me contacter par téléphone ou e-mail.

Usha Parent - Tel: 0476 67 31 05 - Emailushaparent@hotmail.com
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